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La naissance de Théodore, 7e enfant de notre famille

«Rendu au septième, tu dois les accoucher dans la toilette? Hahaha!» Si vous saviez le nombre de fois que j’ai entendu ça! Parce qu’on sait bien, plus on a d’enfants plus ça passe facilement non? Non? Non. Les mamans des familles nombreuses vous le diront, c’est plutôt le contraire qui arrive. Le corps se fatigue plus vite, non seulement on prend de l’âge, mais en plus notre corps est épuisé par la grossesse, et par les naissances passées. Alors laissez-moi vous raconter la naissance mon petit dernier: Théodore.

Pour se faire, je dois quand même vous parler de la grossesse qui a été vraiment mouvementée. À commencer par les embolies que j’ai fait en décembre. Les médecins continus à être hésitant sur mon cas. Était-ce vraiment des embolies? Mais bref, j’avais trois taches sur les poumons et ne voulant pas risquer ma vie, on m’a prescrit des anticoagulants jusqu’à un mois après la naissance. (C’est quand même louche qu’un virus mondial ait fait son apparition avec les mêmes symptômes peu de temps après, mais bon.) Pour connaître l’histoire c’est ici.

Un des nombreux examens que j’ai dû passer cette semaine-là.

Ensuite, une semaine avant ma fête en février j’ai eu un accident de voiture. Poignet fracturé, les médecins disent même éclaté. Je me suis tenue très fort à l’impact ce qui a fait en sorte que j’ai peut-être sauvé mon bébé cette journée-là. Rappelez-vous aussi les anticoagulants…l’accident aurait pu rapidement mal viré. Bref, j’ai été en convalescence pendant le début du confinement, en douleur et somnolente à cause de la morphine.

En sortant de mon opération au poignet, qui a duré plus de 5h00, tout en étant enceinte de 5-6 mois.

Quelques semaines avant l’accouchement, j’ai commencé à faire de la haute pression. Quand ça arrivait, je devais aller à l’hôpital pour un moniteur…qu’on me faisait en plein milieu d’un couloir, la bedaine à l’air devant tout le monde. On ne pouvait pas infecter une chambre inutilement hein, covid oblige…! La majorité du temps on me retournait chez moi. La pression diminuait. Jusqu’au jour où on m’a gardé dans une chambre. Ma pression est haute, j’ai des protéines dans les urines et mes plaquettes sont basses. Scénario que j’ai vécu à mon premier et à ma deuxième: je commence une pré-éclampsie.

Moniteur dans le couloir!

Nous sommes le dimanche, 10 mai. Journée de la fête des mères au Québec. Et je la passe loin de mes six enfants. La journée même je décide de faire venir ma mère à la maison. Mon chum a des cours qui recommencent le lendemain, et je sens que l’accouchement est imminent. Donc mon amie de Montréal est venue la porter à la maison. Moi, le lendemain je serai transféré à l’hôpital qui s’occupe de mon dossier, puisque je suis aller à l’hôpital le plus proche.

À l’hôpital de Granby, hospitalisé pour un début de pré-éclampsie. Je serai transféré demain.
Mes enfants qui m’ont envoyé des coeurs pendant mon séjour à l’hôpital.

Pendant que ma mère est à la maison, ma situation s’améliore. Alors que la pré-éclampsie n’est pas supposer disparaître avant l’accouchement… mes symptômes semblent me quitter un à un. Étrange. Donc pour le moment on me garde sous observation. Pendant ce temps je me rend compte que je ne serai pas présente à la fête de mon fils qui aura 10 ans. Je pleure devant le médecin qui comprend mon chagrin mais qui ne peut rien faire de plus. On doit vraiment surveiller de près puisque ça peut dégringoler rapidement.

Moi qui vient de réaliser que je vais manquer la fête de mon plus vieux qui aura 10 ans…

Avant de continuer, je dois vous parler de mon plan de naissance. Cette naissance doit être un AVA2C (accouchement vaginal après 2 césariennes). J’ai fait mes recherches avant de prendre cette décision, en fait, elles ont duré des années ces recherches. Ma décision a donc été prise en connaissance de cause: pour moi, il est aussi risqué d’avoir une césarienne répétée une 3e fois qu’un accouchement vaginal. Donc je me suis lancé dans ce projet dès le début de ma grossesse. Je vous invite à faire les lectures suivantes si jamais vous vous posez la question: Une autre césarienne ou un AVAC d’Hélène Vadeboncoeur, un livre rempli de sources intéressantes, le site internet cesarine.org, avec des données fiables qui viennent de la France, mais qui sont valides. Aussi le site de la SOGC (Société des obstétriciens gynécologues du Canada) qui est favorable aux AVAC. Prenez le temps de bien vous informer, ma décision ne représente pas nécessairement celle qui est faite pour vous.

Alors mardi arrive tranquillement. Le matin on me dit que tous les taux sont maintenant devenus normaux…! Que si ça continue comme ça on me donnera mon congé d’ici quelques jours, je ne suis quand même qu’à 35 semaines de grossesse! Puis dans l’avant-midi on me fait un moniteur pour suivre le coeur de bébé et les contractions. (Ha oui j’ai oublié de vous dire qu’avec tout ça je contractais aux 2 à 5 minutes un peu trop souvent, mais pour moi ça fait partit de ma routine de fin de grossesse.)

Le coeur de Théodore ne varie plus beaucoup…mais j’ai une écho dans quelques minutes.

Il y a une anomalie dans le tracé du moniteur, Théo ne réagit pas. Son coeur bat normalement, mais ne varie pas vraiment aux mouvements. Ça sonne une cloche au médecin, mais j’allais déjà faire une échographie à midi et elle se montre rassurante, bébé va bien, son coeur bat bien. puis vers 16h00 je me rend compte que…coudonc ça fait dont ben longtemps que je ne l’ai pas sentit bouger?! J’essaie de le pousser dans mon ventre, normalement il est très réactif. Rien…

Donc j’appelle l’infirmière et lui parle de mon inquiétude les larmes aux yeux. Elle se dépêche donc d’aller chercher un moniteur pour s’assurer que tout va bien. Pendant qu’elle installe son attiraille je stress. Je regarde partout, et nul part à la fois. Faites que tout ne s’arrête pas maintenant, faites qu’on entende quelque chose… et puis on entend soudain son ptit coeur, le mien peut donc enfin repartir.

Mais l’anomalie de ce matin y est toujours, son coeur ne réagit pas au mouvement qu’il fait, même avec un ptit boost de sucre (jus de pomme). Même que maintenant son petit coeur va trop vite. Il est en moyenne à 170bpm, mais normalement un bébé atteint se chiffre en mouvement ou en travail avec des variations fréquentes, mais là il n’a aucune raison de battre aussi vite! Le médecin vient donc me voir et me parle de son inquiétude. Qu’on pense m’accoucher dès maintenant puisque ça l’inquiète assez pour ça.

S’en suit un dialogue sans fin sur mon avac, chose qui pour moi est non négociable. Mon fils n’est en danger imminent, son coeur bat juste un ptit peu trop vite. J’ose dire un ptit peu, parce que ma 6e battait à 218 et l’équipe médicale ne se pressait pas tant que ça. Donc, il accepte de faire un essaie de travail. Mon conjoint est en route et on l’attend pour commencer.

Aussitôt arrivé, aussitôt les eaux percés et le pitocin embarqué. Les contractions sont régulière aux 3-5 minutes, mais elles sont très très longues avec très peu de douleur. Certaines durent 5-6 minutes…sans farce une chance que je n’avais pas de douleur. Mon col est passé de 1 cm à 3. Ça avance tranquillement. Puis on vérifie 2h00 plus tard et toujours à 3. Puis 1h00 plus tard toujours à 3. Normalement, je ne m’inquiéterais pas, je sais comment j’accouche c’est toujours long. Mes contractions commencent à être un peu plus douloureuses donc je sais que ça vient. Mais le médecin vient…et me dit que le tracé du coeur l’inquiète encore plus. Qu’il varie encore moins. On avait discuté que si vraiment ça l’inquiétait trop il me lâcherais le call.

Les contractions qui ne se gèrent plus… le coeur de bébé qui varie pas…

J’ai eu l’impression de devoir choisir la vie ou la mort. J’ai choisi la vie. Mais sachant à quel point je voulais mon avac, je lui ai dit «oui, mais…». Le MAIS est très important ici. Ça a tellement changé tout l’aspect de la césarienne! Qui pour moi normalement est froid, sans côté humain. Oui mais… je veux le voir sortir de mon ventre. C’est CE MOMENT que je voulais revivre en accouchant vaginalement. Le voir sortir, avoir cette grosse dose d’amour en sachant que mon bébé vient de sortir de moi. Il a grandement hésité, parlant du champ stérile qui est important. Mais voyant ma propre hésitation sur la césarienne, il s’est empressé d’accepter.

Donc, couchée dans la salle froide d’opération, avec les lumières plus lumineuses que le soleil, avec un anesthésiste froid comme la grêle, avec ce médecin chaleureux plein de compréhension, et mon chum enveloppant comme une chaude couverture… j’ai pu voir mon bébé sortir de mon corps. Ce ptit bonhomme, tellement beau, tellement parfait. J’ai ressentis cette immense chaleur que j’ai déjà apprécié avant. Non seulement j’ai pu le voir sortir, mais pas d’un seul angle! La télé en haut était fermée et j’ai pu voir le reflet de l’opération, j’ai donc vu encore mieux sa venue au monde, sous deux angles différents. C’était parfait.

Ils se sont éloignés à quelques pas pour l’aider à respirer (il respirait mais manquait de power, à 35 semaines tsé!). Mon chum les a suivi, stressé au boute. Puis quand il a vu le ptit bien respiré, l’adrénaline a chuté, et lui aussi. Haha! Vous avez bien lu! Première fois en 7 naissances, il a perdu connaissance! Il ssont partit avec mon chum et pas longtemps après avec bébé, me laissant seul avec l’anesthésiste désagréable qui me parlait comme si j’étais une moins que rien. Aller savoir pourquoi, il était toujours bête, j’ai pensé vomir à un moment, puis il me donne un plat. Puis pensant que j’allais en mettre partout il me tend un aspirateur comme au dentiste…gros comme mon ptit doigt et veut que je vomisse…dedans? Je n’ai rien compris et voyant qu’il pognait les nerfs devant mon incompréhension…j’ai cessé de lui poser des questions. Je vomirai bien où je veux.

Rendu en salle de réveil, j’y rejoins mon chum qui vient de se réveiller. Mais il quitte peut de temps après pour rejoindre Théo. Pendant mes 2h30 d’attente interminable, j’apprend que mon fils n’a plus besoin de respirateur, qu’il ne reste que ses taux de sucres à stabiliser. Mais quelle joie! J’ai hâte de sortir d’ici. Allez l’orteil bouge. Bouge orteil, juste un peu. Allez. Non plus que ça, bouge, ok maintenant le pied. Bouge le pied. Non pas juste l’orteil, le pied. Allez un ptit effort. Le pied allez bouge! Ok maintenant la jambe. Vas-y la jambe lève-toi. AAArrrggg allez bouge. Bouge. Bouge. Bouge. OUI! c’est le signal je peux enfin être monté à l’étage!

Rendu à l’étage on me dit que je dois être capable de me lever pour aller à la chaise roulante pour aller voir mon fils en néonatalogie. Aller les jambes bougez. Aller on bouge encore, et ça prend encore 30-45 minutes avant que je sois capable de me lever pour enfin m’asseoir de peine de misère, avec soutien des infirmières, dans la chaise roulante. Covid oblige, une seule personne est admise au chevet de notre fils. Nous ne pouvons pas être les deux parents en même temps.

Premier contact avec papa…avec un masque à cause du covid…

On s’essaye pareil. On entre les deux, de toute façon mon chum me pousse jusqu’à son lit. Je prend mon fils pour la première fois, ce gros bébé de 10,1lbs pour 35 semaines et 5 jours. Il est magnifique. Il a beau être énorme, ses mains et ses pieds sont minuscules. On nous laisse vivre ce moment ensemble avec mon conjoint. Il se fait offrir un masque, cette foutu barrière contre les bébés. J’en comprend l’utilité, mais je remercie le ciel que j’ai pu d’abord embrasser mon fils avant d’en mettre un à mon tour. Mon conjoint s’est ensuite fait mettre à la porte.

Premier contact avec Théodore. Remarquez que j’ai accouché à 2h23 dans la nuit, et qu’il fait jour…

J’ai fait une première mise au sein. Je me sens tellement proche de mon bébé, et l’allaitement n’est pas quelque chose d’innée pour moi. Je n’ai jamais allaité mes bébés plus de 36h. Mais là tout se passe comme un charme, il prend bien le sein. Je lui donne du colostrum régulièrement et alors qu’à ma dernière on m’avait dit que ma fille devait avoir de la formule si on voulait sortir plus vite, c’est tout l’inverse qui est arrivé. Le colostrum a stabilisé ses taux de sucre tellement vite qu’il a pu sortir le surlendemain (ma fille ça avait pris 8 jours avec la formule!) Bref suivez votre instinct…

Première mise au sein

Je pourrais encore vous en parler longtemps, j’ai échappé beaucoup de détails, mais en résumé, c’est l’histoire de naissance de mon 7e enfant. Dites-moi de votre côté, comment ça se passe pour vos derniers accouchements? Étaient-ils plus «facile» que les autres?

L’activité que vous DEVEZ faire cet été avec les enfants!

J’ai vu passer sur mes réseaux sociaux dernièrement, une vague de toutes sortes d’activités pour les familles. La plupart au Québec, et je trouve ça merveilleux qu’on encourage les activités d’ici. Dans un élan de solidarité, je me suis donc mise à la recherche de quelque chose d’intéressant pour notre famille nombreuse. Pas trop cher, pas trop fatigant pour les enfants. Quelque chose de l’fun, qui nous permettrait de découvrir un « spot » intéressant pas trop de loin de chez nous. Puis j’ai trouvé LA sortie pas compliquée.

Si vous me connaissez, vous savez que je suis passionnée de lecture. Le monde imaginaire comble mon besoin de créativité, et celui des enfants aussi. C’est pourquoi, quand j’ai entendu parler des Sentiers Ludiques, j’ai toute suite accroché! C’est quoi, c’est où, c’est qui?!

Les Sentiers Ludiques sont des sentiers dans un boisé privé. Mais attention, ce n’est pas seulement une petite promenade dans les bois. Tout a été aménagé pour créer un tout autre monde, spécial. Nous devons d’abord choisir entre Le Royaume des fées ou Les coureurs des bois. Sachez que le premier est sur un sentier établi (chemin de gravier), et le deuxième en pleine forêt (je vous recommande donc le 1er si vous avez une poussette). La tranche d’âge visée est entre 6 et 12 ans, mais si vous avez des plus jeunes vous pouvez très bien les intégrer dans le jeu!

Le trajet se faisait bien avec la poussette!

À notre arrivé, nous avons été très bien accueilli par François qui nous a dit où nous stationner, pas de recherche interminable pour une place! Une toilette chimique est sur place pour les pipis pressants, ou les cacas accidents. Haha… on a fait le test. Ensuite, j’ai trouvé vraiment bien qu’ils soit prêts à accueillir des familles mal préparées (comme nous haha), on avait complètement oublié le chasse moustique!!! Ils avaient deux options, une bouteille de chasse-moustique avec huile essentielle, et du Off, au choix. Pour ma part, nous avons pris les huiles essentielles et ça n’a malheureusement pas fonctionnées (oups!). J’espère qu’ils conserveront les deux options quitte à en mettre eux-même à leurs clients pour éviter le gaspillage.

Ève qui était à la réception lors de notre départ!
Tout le matériel était prêt pour accueillir les arrivants!

Je vous raconterai donc un peu notre parcours au Royaume des fées, et oui même mes garçons ont aimé l’activité. Pas de parcours de genre ici.

Tout est très bien indiqué, impossible de se perdre sur le chemin du Royaume des fées!

À la maison, nous avions déjà discuté du parcours, et pour éveiller leur intérêt, nous avons suivi le conseil de Maman Bricole, et on s’est fait des baguettes magiques de fée. Mon grand de 10 ans aussi, jamais trop grand pour rêver. Ils ont tous choisis leurs couleurs et décorations, puis nous étions prêt à partir.

Nous étions tous prêts avec nos baguettes!

Tout d’abord, Ève nous a donné quelques explications sur le chemin à parcourir. Elle nous a même mentionné qu’en cas d’urgence, elle a son cellulaire, ou même pour répondre à vos questions lors de votre marche. Sachez que si vous avez un portable, vous devriez l’amener avec vous, pour cette raison mais aussi parce que le parcours est interactif sur le web! Pour notre part, nous devions aider Flora, une petite fée, à rentrer chez elle en réussissant différents défis tout le long de notre sentier.

Première épreuve! Il y a aussi des énigmes, des défis, des devinettes, bref il y en a pour tous les goût!

Le premier c’était les mimes. Nous nous sommes séparé en deux groupes, je devinais avec les plus petits ce que les plus grands mimaient! Ils ont été vraiment doués, on a trouvé! Le personnage qui n’était pas mimé était celui à écrire dans l’application! Avec la bonne réponse venait une petite musique de victoire et 500 points nous étaient accordés! Les enfants ont crié de joie!!!

L’application était vraiment bien faite! Toute en interaction!

On a continué, d’obstacles en obstacles, on a réussi défis après défis (je vous garde quelques surprises, mais la déco est fantastique). Parfois, les énigmes étaient plus difficiles, dans ce cas je vous dis le secret que vous ne devez en aucun cas dire aux enfants: les réponses sont dernières les pancartes de jeu hihi!

Une des pièces impressionnantes à voir lors du parcours des fées!

Nous avons une heure pour faire le parcours. Nous l’avons fait en 40 minutes, avec nos 7 enfants. Sachez qu’il est possible de payer un petit extra (20$ pour le groupe) pour continuer de visiter les autres sentiers. Il y a même des tables à pique-nique dans les bois!

Un ptit lunch après votre marche dans les sentiers, ou pendant si vous prenez l’extra pour une balade supplémentaire!

Je dois absolument mentionner la finale qui était absolument magnifique; les portes du Royaume des fées…WOW!!! Vous ne voulez pas manquer ça.

Une autre des pièces décoratives dans les bois, il y en avait beaucoup d’autres sachez-le, et je n’ai pas mis la finale pour vous garder des surprises ❤️

Finalement, vous devez savoir que ça a lieu à Ste-Julie, 45 minutes de Granby, et 30 minutes de Montréal. Donc ce n’est pas trop loin, juste assez. C’est dans un boisé privé, l’Espace tonik, et c’est vraiment beau et calme. Comme l’espace est privé, il y a moyen d’acheter une passe de saison pour l’année à 120$. Mais l’activité coute moins cher. 13,50$ par adulte, 11$ par enfant de 6 ans et plus. Ils respectent la distanciation sociale, les départs se font aux dix minutes, et du « Purel » est disponible à l’entrée. Vous devez réserver vos dates à l’avance ici: Sentiers Ludique. Avec mon code promo, vous obtiendrez non pas 5, 10, 15%, non non, vous aurez 25% de rabais!!! 😁 Donc utilisez EXTRA25 (en majuscule), vous avez jusqu’au 31 JUILLET pour l’utiliser! Merci à Dominique, le propriétaire de Trik Truk pour le code promo!

Sachez qu’à l’Espace Tonik vous pouvez même réserver votre feu de camp traditionnel entre amis! Le spot est vraiment écoeurant, et ça doit être génial, vous devez être un minimum de 12 personnes pour faire votre réservation, à 10$ par personne. BEAUCOUP d’autres activités sont disponibles, allant d’un mariage jusqu’à du Yoga, ou même un meurtre et mystère. Bref renseignez-vous ici!

Le « spot à feu », vraiment un bel emplacement!

Qui organise tout ça? Parce qu’on va se le dire ça a dû être beaucoup de travail, autant au niveau des décors, des histoires, des défis, et même de la présence sur place! Trik Truk. Deux mots, une grosse équipe. Ils ne font pas que les sentiers ludiques, ils font aussi des jeux d’immersions lors d’évènements. Ils sont invités à déplacer leurs camions d’enquête et d’évasion, et ainsi « pimper » la programmation de différents évènements. Tout est très réaliste selon leur dire et ça a l’air tellement « déstabilisant » et « captivant ». Voyez les détails sur leur site web!

En tout cas, notre famille a adoré, autant les petits que les grands! On nous a invité à y retourner pour le second parcours et je n’hésite pas, j’y retournerai c’est sur! Je précise que je n’ai reçu aucune rémunération pour cet article et que c’est moi qui ai contacté le propriétaire pour vous obtenir un code promo ❤️ Réservez vos places rapidement, avec EXTRA25 !

Dites-moi, vous ferez quoi de vos vacances d’été avec les enfants?

Le projet qui me tiendra occupé pour les 2 prochaines années

Comme avoir 7 enfants à temps plein n’est pas suffisant pour m’occuper (ça l’air), je me rajoute des projets fréquemment. J’adore avoir des projets, c’est ce qui me tient allumé dans la vie. Cette année en est une grosse. J’ai été accepté en soins infirmiers au Cégep. Par contre j’ai des préalables à faire. Si vous me suivez sur Facebook ou Instagram, et que vous visionnez les stories, vous êtes déjà au courant. Par contre, y’a du changement au programme…

Les sciences, la chimie, j’ai aurai à faire non seulement cet été, mais en plus ma première année de Cégep sera parsemée de cours de chimie par ci par là…et j’ai ça en horreur. Mais genre…pas juste un peu là. Je déteste. La théorie c’est pas si mal, je me bottais les fesses puisque c’était pour arriver à un but auquel je tenais. Mais les labos, j’ai ça en horreur. Je suis aller faire une pratique la semaine dernière, alors que tout était expliqué dans les moindre détails, ça ne me rentrait pas dans la tête. Et pourtant je suis bonne à l’école normalement. J’ai demandé des explications au prof, et sa réponse m’a grandement fait réfléchir : j’ai absolument rien compris!

Alors je me suis mise à réfléchir. Et si finalement je faisais le cours de soins infirmiers à l’école professionnel? Je serais infirmière auxiliaire, ce qui n’est pas tout à fait la même chose, mais qui me rapprocherais de mon but? Mais ça me rebutais encore plus!! Je me suis rendu compte que ce que je voulais moi, c’était d’aller au Cégep. J’ai visité l’endroit aux portes ouvertes de février et j’étais vraiment emballé. Je me suis imaginé le fréquenter, faire mes cours de base (je dois être la seule qui les a aimé dans mes cours passés, il y a 13 ans!), y faire du social.

Je suis alors retourné sur le site internet du Cégep de Granby. J’ai regardé la liste des programmes techniques et rien, mais vraiment RIEN ne m’intéresse. Alors j’ai jeté un coup d’oeil aux programmes pré-universitaire et mon coeur a fait un bon. Est-ce que j’ai enfin trouvé le programme fait pour moi? (Allez essayer de trouvé lequel c’est avant que je vous le dise, sur le lien du Cégep plus haut!)

Mon coeur a fait un bon, puis j’ai su. J’ai communiqué avec le Cégep la journée même et heureusement, on m’a répondu rapidement. Parce qu’il me restais moins de 24 heures pour faire un changement de programme! Vous le savez, je suis passionnée de lecture, mais aussi d’écriture. Ma famille extra-large n’y a rien changé, au contraire, j’ai encore plus besoin de ces petits moments de détente au quotidien. Le programme s’intitule Art, lettre et communication, profil littérature.

Et oui, j’y étais destiné je crois! Pas de préalable, j’ai tout ce qu’il faut, y compris la passion! J’ai fait ma demande de changement de programme et ça a été accepté!!!!!

Avez-vous déjà réalisé des rêves un peu fou?

Si la réponse est non, qu’est-ce que vous attendez? (C’est quoi vos excuses…?)

Si votre rêve c’est d’écrire sur un blog, je cherche présentement des collaboratrices pour compléter mon équipe! Nous sommes actuellement 4, peut-être faites-vous partie de celles que je recherche? Vous devez aimer vous mettre de l’avant, avoir des opinions sur l’actualité, ou encore tout simplement raconter des événements qui vous sont arrivés! Je veux que nos abonnées se sentent interpellé par vos histoires, qu’elles puissent ressentir qu’elles vous ressemblent, ou qu’elles soient curieuses de connaître vos réalités! Vous aurez jusqu’au 2 juillet pour communiquer avec moi, montrez-moi ce que vous savez faire en m’envoyant un texte de votre main entre 500 et 1000 mots.

Écrivez-moi ici si ça vous interpelle!

Let the sunshine in!

La fois où j’ai appris que je faisais une embolie pulmonaire

Rentrons dans le vif du sujet, une embolie c’est un caillot dans les poumons. Tout comme un AVC c’est un caillot dans le cerveau. Vous devinerez donc que c’est vraiment super dangereux. J’ai su pendant mes examens que l’embolie pulmonaire est LA cause la plus fréquente des décès de femmes enceintes. Bon des femmes enceintes il en meurt pas souvent mais quand ça arrive, c’est la cause principale.

Donc voilà, j’aimerais vous raconter les évènements de la dernière semaine. Attachez votre tuque, c’est long et interminable: exactement comme je l’ai vécu. Attention, si vous sentez vous-même que quelque chose cloche avec votre santé, consultez un médecin. Cet article est basé sur des faits personnels et ne représente en aucun cas la réalité de tout l’monde.

Tout a commencé mercredi soir dernier. J’ai commencé à sentir un inconfort dans mes poumons. Le genre qu’on ressent lors d’un rhume, une bronchite ou quelque chose dans le genre. Vendredi matin, je vais au Café Brioche de la maison des familles jaser avec mes moms préférées. Je raconte mon inconfort à quelques unes, que ça commence à m’inquiéter, que j’ai une douleur quand je respire fort. Donc pour éviter la douleur et bien je respire moins fort mais plus souvent donc j’ai toujours l’impression de manquer d’air. Quand mes poumons sont « étirés » ça me brule, donc je tousse. Mais tsé je pense encore à un virus. Parce que j’ai parfois des sécrétions.

Donc après notre activité, je décide d’aller à l’urgence. Mon conjoint étant aux études, je l’appelle pour qu’il vienne surveiller les enfants à la maison. Arrivée à l’urgence, je dis à l’infirmier que c’est vraiment pas mon genre de me déplacer à l’hôpital pour un rhume ou une grippe tsé… mais que bon… ça m’inquiète un peu donc je préfère vérifier. Je lui demande d’être franc avec moi… que si je perds mon temps, je préfère qu’il me le dise. En bon infirmier qu’il est, il me répond qu’il est qui lui pour dire que c’est pas nécessaire. Donc en me disant qu’il n’y a que 2-3h d’attente, il me convainc de rester au cas où. L’urgence a 18h d’attente d’habitude!

Je vais diner, car je n’ai pas manger depuis la matinée et on est rendu 14h.

Pendant mes 3h d’attente…

Quand je suis appelé le médecin de garde m’obstine sur la provenance de ma douleur. Elle me dit que c’est sûr que c’est des brulements d’estomac. Pour prouver son point, elle me demande de m’allonger sur le dos et fait une pression avec le bout de ses doigts dans mon estomac quasiment jusqu’à ma colonne et elle me dit avec un air satisfait: « C’est là que tu as mal hein? » et moi je lui répond avec un air satisfait que non, j’ai aucune douleur à cet endroit. C’est à mes POUMONS que j’ai mal. Elle me prescrit donc des prises de sang, on fait les examens de routine avec un infirmier (pression, température, pouls). Pression un peu haute, température normale et pouls un peu élevé.

Je fais des prises de sang, puis je demande pour quoi à l’infirmier. Il me dit que c’est pour vérifier tous mes organes (coeur, vésicule biliaire, etc) pour voir si tout est beau. Si ça l’est c’est l’estomac. Et oh?! Je vous dis que c’est pas l’estomac voyons je sais faire la différence entre les deux c’est mon 7e enfant et j’ai déjà eu en masse du reflux ou des brulement d’estomac, je vous dis que ce n’est pas ça! Mais ils doivent vérifier quand même c’est l’ordre du médecin… Après mes prises de sang on m’envoie en radiographie. On m’assure que j’aurai un tablier pour que les ondes ne traversent pas le bébé. Oui, je vous rappelle que je suis enceinte de 14 semaines à ce moment. Un coup les radios complétées on m’envoie en salle d’attente pour les résultats.

La prise de sang pour me montrer à quel point j’suis dont incompétente ne sachant pas la différence entre mon estomac et mes poumons t’sais…!

Je m’en vais ensuite dans la cafétéria attendre puisqu’on entend l’appel des noms de là-bas aussi. Je vais me prendre à souper, il est déjà 17:30! Mon amie vient me rejoindre à l’hôpital, je viens de terminer mon souper et c’était excellent. Moi je tripe sur la bouffe d’hôpital. C’est bon, pis c’pas moi qui l’a faite! 😂 alors j’attend avec ma chum que quelque chose se passe. On jase. Une chance qu’elle est là parce que ça commence à être long.

Miam! Le boeuf là… oh my god…! Divin!

Je me fais appeler ensuite enfin pour les résultats. Je n’ai pas le temps d’entrer dans une salle, qu’une infirmière me demande si je suis Stéfanie Prince… euh oui? « On vous envoit faire un scan parce que vos prises de sang ont révélé un taux de D-dimère élevé ». Je lui pose des questions, c’est quoi ça les D-dimère?! En gros, mon corps combat quelque chose puisqu’il tente de lui-même d’éclaircir mon sang. Donc on suspecte une embolie pulmonaire. Oh shit. J’m’attendais à une bronchite moi, pas à risquer ma vie à tout instant…! Une chance que mon amie était là, ça m’a aidé à pas trop y penser ou plutôt à ne pas faire de réflexions morbides.

Alors voilà, on me fait entrer et on doit m’installer un cathéter. Ça pris 30 minutes juste cette étape, je suis dur à piquer, mes veines se cachent. Ensuite j’entre dans la machine. C’était ma première fois et j’avoue que… c’est un peu étourdissant! Haha! Au moment où la machine est en marche, on doit m’injecter de l’iode, c’est le chemin de l’iode que nous verrons au scan. La technicienne m’avertit que je sentirai une forte chaleur dans mon corps, un goût métallique dans la bouche et une impression d’uriner. Hein? Loll! Et j’ai senti la chaleur, le goût sur ma langue et une chaleur en bas comme si j’urinais en effet hahaha! Mais voilà que le scan n’est pas satisfaisant. Nous devrons le faire une deuxième fois… ce qui veut dire 2 fois plus d’ondes… mon coeur battait trop vite donc l’iode sortait trop vite de mes poumons.

Cathéter bien difficile à installer…

Après ça, nous avons attendu encore longtemps. Rendu 22h dépassé quand on m’appelle pour les résultats. Enfin j’en aurai le coeur net! Puis on m’annonce que les scans ne sont pas clairs. Je vais devoir revenir lundi pour une syntigraphie, puisque malheureusement il n’y en a pas le week-end… en attendant je dois avoir une injection par jour d’anti-coagulant. Je suis épuisé, à bout, stressé. Cette injection je dois venir la prendre à l’urgence à tous les jours jusqu’à lundi où enfin je pourrai voir la médecine interne après la synti si le résultat est positif.

J’attend une heure pour mon injection. Le doc a oublié d’aviser les infirmiers… celui qui me fait mon injection, me coince la peau du ventre entre les doigts en pinçant si fort qu’il me dit que je n’aurai pas de bleus à cause du médicament mais à cause de ses doigts. À ce jour, je ne sais pas s’il riait vraiment… j’ai toujours son bleu 1 semaine plus tard. Et pour avoir eu d’autres injections ensuite… c’était pas nécessaire de me passer le ventre sous ses pinces infernales!

Dans ce gros beigne ça tourne vite. Et y’a une belle fenêtre au centre pour que tu vois que ça tourne t’sais 😅 regardez ailleurs si ça vous étourdit!

Ha et puis, t’as le médecin qui m’a redit que si on ne voyait rien au scan que c’était des brulements d’estomac. Et moi de répliquer ENCORE que je sais faire la différence entre les deux…!

Malheureusement pour moi, le lendemain, c’est la seule journée de magasinage de Noël que nous avions mon conjoint et moi. Pas le choix d’y aller, même si mes symptômes s’aggravent. Je commence à avoir pleins de sécrétions, je me sens fiévreuse, mal à la tête, nauséeuse. On finit finalement le magasinage à 14:00 parce que je ne suis plus. On va souper à 14:30, et on entre au cinéma vers 16:30! Belle soirée malgré tout! Faut savoir que j’habite Granby et que je dois monter à Montréal porter les enfants chez ma mère. Après le film, on prend les enfants et on retourne à la maison. Mais avez-vous oublié? J’ai une injection à aller faire à l’urgence! Donc j’y vais avec mon grand. Ça prend 1h de triage et on m’envoie direct dans une salle où je la reçois et je quitte ensuite.

Le dimanche, c’est très rapide, en 10 minutes j’ai mon injection.

Lundi, on m’appelle pour la syntigraphie vers 8:00 pour un rdv à 10h. Je vais porter les enfants chez ma chum qui accepte de me rendre service! Arrivée là-bas, la jaquette est de mise. La machine ressemble un peu à l’autre mais ce sont deux panneaux carrés qui font le tour de toi à très basse vitesse. Quand c’est fait on me renvoie à la salle d’attente. J’attend les résultats pendant 3h. Enfin le moment tant attendu! Est-ce que mon cas est si sérieux!?

Quand je vois le médecin de jour à l’urgence… elle me dit que le scan n’a pas fonctionné parce qu’on a fait qu’une seule partie vu que je suis enceinte on veut pas trop m’irradier mais que là c’est nécessaire. Que le radiologiste ne dormira pas de la nuit (c’est ce qu’il lui a dit) si je ne faisais pas la deuxième partie. Que si c’était sa fille, clairement elle ferait la deuxième partie. Que le niveau d’ondes n’a pas à m’inquiéter puisque j’aurais plus d’onde lors d’un voyage en avion.

Pas de bonne humeur et bin tannée de me faire barrouetter.

Vous êtes tanné de lire? Vous vous demandez si ça va aboutir, c’est long?! Hey imagines-tu ma crainte cibole, ça fait 4 jours que je suis sur les nerfs, qu’est-ce qui va se passer!? Il est à ce moment 14h, il peut me recevoir à 15h. Pendant la journée, l’attente et tout, je reçois un appel de l’école. Mon grand est sortit de la cours d’école et veut pas entrer! Là à ce moment je suis en colère!! Voyons il a 9 ans, c’pas l’temps d’niaiser là! J’suis à l’hôpital j’peux rien faire!! Appel le chum qui quitte l’école pour le rentrer à l’école… en gros chicane de récré avec le même ami détestable. Il est pas gentil avec William, c’est pourtant son meilleur ami qu’il dit… il a osé lui dire qu’il était toujours méchant avec lui et l’autre à voulu stooler au surveillant. Mon gars est partit d’la cours parce qu’il se fait souvent accuser à tort. Donc qu’est-ce que l’autre avait inventé! Bref. Tout est rentré dans l’ordre.

Peu de temps après ma chum m’écrit qu’elle va pas bien, elle a pogné de quoi surement à l’urgence vendredi. Et moi ça me fait penser de dire au doc de jour que justement mes symptômes ont changé! Full sécrétions, j’m’étouffe dedans, fièvre, etc. Elle décide de faire un test d’influenza. J’apprend que c’est le doc de vendredi soir qui prend la relève et je suis un peu découragé. T’sais j’ai rien contre elle, elle est compétente, j’aime son entrain. Mais le fait qu’elle écoute la moitié de mes symptômes pour faire son diagnostique m’inquiète. Donc je suis contente que l’autre ait fait le test d’influenza. (Qui finalement sera négatif)

Retourne donc enfin à la syntigraphie pour la dernière partie. Je dois respirer carrément des ondes radioactives. Le radiologiste m’assure que ça va aller, qu’il me parlera des résultats dès qu’il les aura étudié (15 minutes environ). Rendu 16h tout le monde quitte, il ne reste que le radiologiste et moi.

J’attend les résultats…

Je l’observe de loin. La tête poser sur ses mains, l’air complètement découragé, ils se posent des questions tu le vois dans sa position, il est sûr de rien. Je vois qu’il parle au téléphone plus tard (il consultait un autre radiologiste pour son avis). Mais semblait toujours se casser la tête. Et qui je vois-tu pas arriver devant le local des radios? Le doc de vendredi, qui demande si mon examen est fait, et elle va voir le radiologiste pour faire une consultation de groupe. T’sais c’est con, je sais qu’elle veut absolument m’aider, elle est pas là pour faire du trouble mais plutôt pour que ça avance, elle sait comment j’dois être à bout. Mais voilà qu’elle entre et se pose, bras croisés en regardant les images du scan et 3-4 minutes plus tard le diagnostique est posé: j’ai DES embolies pulmonaires. Le radiologiste me dit que ça « semble » s’enligner dans cette direction. Son choix de mot me surprend.

Arriver dans le local, le médecin me confirme donc que c’est ça. Aucun doute possible. Qu’elle m’envoie quelqu’un pour mon injection et qu’elle appelle toute suite en médecine de jour pour un rdv dans la journée ou demain. Elle m’envoie demain faire des échographies des jambes pour voir si j’ai des caillots. Elle est si radical que je me demande si j’ai rêvé quelque chose. Avant de partir je la fais revenir quelques instants et lui demande si elle a pris en compte mes nouveaux symptômes. Elle me répond bêtement que « là 4 spécialistes sont du même avis là donc il n’y a aucun doute. » Ok, je suis qui pour obstiner un médecin.

Le lendemain. Pas de rendez-vous en médecine interne. Pas de place. Là je pleure je suis tanné je veux des explications, un plan de match! Donc je dois encore retourner à l’urgence pour mon injection. Mais elle me donne un rdv à ma clinique avec une infirmière pour mon apprentissage (pour que je la fasse moi-même). Lors de ce rendez-vous j’apprend à me piquer pis j’suis pas mal bonne, pas de bleu, pas de bosse. Mais à la fin je lui parle de mes doutes et de mon mal être avec ça. T’sais… j’ai vu le radiologiste hésité. Pis pour en rajouter, hier, lors de mon écho aux jambes, l’autre radiologiste m’a dit que ça l’étonnait que je sois couché sur le dos parce qu’avec une embolie on a d’la misère. Et qu’il était surpris que je n’aille aucune amélioration depuis vendredi (ça empiré t’sais), et que c’est mon 7e et c’est pas arrivé avant. Bref, toute une série de doute que je savais légitime. Elle m’a rassuré en me disant que mon rdv en médecine interne allait vrmt m’informer d’avantage et que rien n’empêche que je lui pose mes questions!

Alors enfin, jeudi arrive et je vais enfin en médecine interne! Elle m’appelle pile à l’heure du rdv. Un point pour madame! On fait un survole de mes grossesses et accouchements. Pis on finit par parler de l’embolie. Alors là je lui parle de tous mes doutes, et aussi du fait que j’ai vraiment l’impression que le médecin de l’urgence m’écoutait pas. Ignorait certains détails et je l’ai même entendu dire au téléphone à un autre médecin (et c’est vrai, pendant l’attente dans la salle) que je n’avais pas de sécrétions alors que je venais de lui dire que j’en avais depuis samedi. Bref alors j’ai fait un récapitulatif. Et ça m’a fait vrmt du bien d’être entendu. Elle a dit qu’en effet PERSONNE n’est sûr que ce soit des embolies (VLAN!), que les radios montrent des anomalies… mais que le fait que clairement j’ai un virus bronchique (ses mots), et bien on a peur que ça fausse les résultats. Mais comme c’est mieux de traiter au cas, que de pas traiter pis d’avoir des caillots… on continue le traitement jusqu’à 6 semaines après la naissance du bébé!

T’sais le résultat est le même je dois me piquer. Mais là j’ai pas l’impression d’errer comme un fantôme dans l’état que j’étais, sans qu’on m’entende. Je l’ai remercié de son écoute. J’ai rarement été aussi entendu en médecine et vraiment ça m’a fait du bien. ❤️

C’est la fin enfin! Les problèmes pendant la grossesse caline que c’est compliqué! Quand on pense que c’t’une toux temporaire ça peut être bien pire, écoutez vos instincts. De mon côté, on pense que j’ai probablement ET un virus ET une embolie. J’ai jamais été aussi atteinte par un simple virus, allant jusqu’à avoir d’la difficulté à respirer (ma saturation était normal donc j’ajustais ma respiration avec mon état parce que ça a été possible dans mon cas). Donc j’ai juste pas été chanceuse et j’ai pogné le pire des deux mondes lol! Mais je suis en vie. Je commence à aller mieux. À dormir sans tousser ma vie. Maudit qui faut profiter de chaque instant la gang. Si j’avais attendu ça aurait pu être tellement pire… on entend parler dernièrement d’une famille de 6 enfants qui ont perdu leur papa dans un accident… je ne veux pas que mes enfants finissent comme ça aussi, ni les vôtres: soyez vigilant en tout temps.

Pour la question technique du pourquoi j’ai fait une embolie: semblerait qu’enceinte les oestrogènes peuvent en provoquer tout simplement. Comme elles sont plus élevées c’est un risque autant que lors de la prise de pilule contraceptive.

Ma vie pour les 6 prochains mois, tampon d’alcool, injection d’Innohep, et pansement. Le pot c’est pour les seringues utilisées.

L’époque où la magie de Noël a été remplacée par le stress de Noël

Je sais pas pour toi, mais dans mes souvenirs à moi, Noël c’était la joie d’avoir ENFIN deux semaines de vacances d’école.
Tellement énervée parce que je savais que j’allais dormir chez une telle ou que mon amie viendrait fêter le jour de l’an avec moi!!

Je sais pas pour toi, mais moi Noël ça me rappelle les tonnes de soupers en famille, les tonnes de ragoût, les tonnes de patates pilées au beurre qui accompagne la dinde…
L’odeur des multiples desserts, les chansons de Noël, les rires en famille…

En dehors des fameux soupers de famille, Noël ça me rappelle aussi les journées 《vedge》 à pouvoir rester en pyjama et jaser sur MSN avec mes amis(es), mais aussi les bons chocolats chauds à la guimauve devant des films avec mes parents… parce que Noël m’offrait également du temps en famille en plus du reste!!!

En devenant maman, fouille-moi pourquoi, mais la magie de Noël s’est transformé en stress… est-ce que c’était ainsi pour mes parents au final ?

《Le stress de noël 》 parce que je voulais donc offrir DES cadeaux COOLS … parce que t’sais c’est certain que mon kid de 1 an a la capacité de juger ça.
《Le stress de noël 》de vouloir faire trop pleins d’activités pour créer mille souvenirs inoubliables..
《 Le stress de noël 》 d’avoir le plus beau kit pour la fameuse photo avec le Père Noël pour afficher ça sur les réseaux sociaux…

Ce fameux 《 stress de noël 》qui rend tellement de famille triste… et ben tu sais quoi? J’en faisais partie avant… Je n’aimais plus Noël parce que ça me déprimait de ne pas avoir 《 assez d’argent 》 parce que c’est connu que c’est ça qu’on a besoin pour être heureux à Noël t’sais
Tellement de famille vont s’endetter pour offrir une tonne de cadeaux, qui au final vont occuper leur enfants quelques temps et prendre le bord .

Ici la règle c’est ;

  • un vêtement
  • un jeu de société ou livre
  • un jouet qui vient du Père Noël

Ici on a décidé de créer des souvenirs avec un budget réduit.
Pourquoi ? Parce que notre but c’est de leur apprendre que Noël c’est tout d’abord du temps en famille, de la bonne bouffe, du plaisir & des rires.
Noël c’est fait pour créer des souvenirs qui ne coûtent RIEN!

Noël c’est fait pour se coucher tard et faire la grâce mâtiné,
Noël c’est fait pour jouer dans la neige en famille,
Noël c’est fait pour prendre du repos ( oui oui tu as le droit de te reposer !!!!)
Noël c’est fait pour prendre le temps de PRENDRE LE TEMPS,
Noël c’est fait pour se coller avec des chocolats chauds à la guimauve , en pyjama, devant des films ☃️🖤

Tu es belle, tu es bonne, tu es capable & ne laisse jamais une fête légèrement trop commercial te faire douter de toi !!

Et si c’était nous qui nous créons des besoins ?!

Commençons par le début. Notre belle et grande famille est composée de maman et papa, ainsi que de 3 enfants. Les 2 plus grands sont dans la même chambre et bébé a sa chambre. Lorsque je suis tombée enceinte de mon 3e enfant, j’ai vécu un petit moment de stress : où allais-je mettre bébé ? Ma fille avait une chambre, mon fils en avait une autre, la troisième chambre étant la nôtre. Déjà, ce moment a été un déclic dans ma vie : pourquoi est-ce que le fait de mettre 2 enfants dans la même chambre me posait un problème ?

Je me suis sérieusement remise en question : pourquoi nous devrions avoir chacun nos chambres séparées ? Ce n’est qu’un espace pour dormir après tout ! Je dois vous avouer que je suis très analytique et je suis très bonne pour remettre en question à peu près tout ce que je pense. C’est, selon moi, un défaut mais également une très grande qualité : pourquoi la façon que je pense serait la seule façon de voir les choses ? Donc, avec ce raisonnement, pourquoi ne pas remettre en question tout mon mode de vie ? La question de mettre ou ne pas mettre deux enfants dans la même chambre m’a ouvert les yeux sur ce que je fais versus ce que je veux apprendre à mes enfants. N’est-ce pas une belle leçon à apprendre aux enfants de partager leurs choses, de leur montrer que l’espace, ça peut être commun à toute la famille.

Oui, j’ai 3 enfants. Ce n’est qu’un enfant de plus qu’il y a un an, alors que je n’avais que 2 enfants. Mais pour moi, ça a été un moment tournant dans ma façon de voir ma vie. Fini le temps où nous étions 2 parents pour 2 enfants, on a bien beau dire que notre amour se décuple quand on a plusieurs enfants, notre temps, notre énergie et notre maison ne s’agrandit pas autant que notre amour envers nos chérubins! Nous qui nous imposions une certaine rigueur avec notre premier enfant, on lâche prise et on apprend à vivre le moment présent de plus en plus qu’on a d’autres enfants qui s’ajoutent à notre famille. Et que dire de tout le matériel qui vient avec un bébé : rendu au 3e enfant, on n’a clairement plus de place pour entreposer toutes les choses qu’on avait déjà en trop au 1er et au 2e bébé !

Comment elles faisaient les grandes familles à l’époque ? Une toute petite maison, 8 enfants, un seul salaire qui paye pour les besoins de toute la famille. Est-ce que c’est nous, en 2019 qui ne comprenons pas quelque chose ? Nous avons des petites familles de 2-3 enfants, les 2 parents travaillent et nous avons peine à arriver à la fin du mois. Les enfants ont des jouets à ne plus savoir quoi en faire, nous avons 2 voitures qui grugent le budget, de grandes maisons pour y stocker notre beau confort matériel, on fait de l’overtime pour pouvoir économiser des RÉER, on rêve à nos 2 semaines de vacances pendant lesquelles nous payons une fortune pour acheter un souvenir cheap dans la boutique sur le coin de la plage pour mettre sur notre bureau afin d’avoir un minimum de motivation pour travailler les 50 prochaines semaines de l’année…

Personnellement, je l’ai fait pendant des années, j’ai suivi la vague. Parce qu’on se fait dire pendant toute notre vie qu’on doit étudier, se choisir un métier, économiser pour notre retraite en travaillant nos 35 heures par semaine. C’est vraiment facile à dire. Et c’est relativement facile à faire quand on ne pense pas à tout ça. On regarde nos payes pour voir si on a assez de lousse pour s’acheter un truc inutile qui nous fait plaisir à court terme, on regarde au loin pour apercevoir nos vacances à long terme. Mais est-ce que c’est ce qu’on veut montrer à nos enfants ?

Je sais, je sais ! L’argent ne mène pas le monde ! Sauf que sans argent, on ne va pas loin ! Et même si ma vision en rose n’aime pas le principe que l’argent décide de nos choix, j’accepte quand même que je dois posséder un minimum d’argent car c’est impossible d’être à 100% indépendant de l’argent en 2019. C’est un principe qu’on ne peut pas contrôler. Mais les besoins qu’on se crée avec le temps, ça, ça peut se changer !

Qui a dit qu’on devait avoir autant de matériel ? Les enfants sont inondés de jouets et de toutou dès leurs premières heures de vie. On manque de place dans le salon pour mettre le sapin de Noël en décembre et en janvier, on manque de place dans le sous-sol pour mettre toutes les bébelles que le généreux Père Noël apporté aux enfants ! On dirait que plus le temps avance, plus je réalise à quel point le matériel qui nous entoure est encombrant, pas tant durable et très éphémère.

Je crois que plus que j’agrandis ma famille, plus je réalise ce qui est vraiment important. Les besoins qu’on se crée avec les années, ils sont rendus des obstacles dans lesquels je me prends les pieds quand je me promène dans ma maison. Mon cœur et ma tête veulent se concentrer sur ce qui est le plus important : mes enfants ! La magie de la maternité m’atteint de plus en plus en plein cœur, j’ai envie de pousser avec mes pieds tout ce qui n’est pas nécessaire afin que je puisse courir et jouer avec mes enfants avec des rouleaux de papier de toilette et des plats de plastique qui traînent afin que nous nous créions un univers tout droit sorti de notre imagination. Pas besoin de la nouvelle gogosse au magasin de jouet pour s’amuser : une bonne vieille cabane en doudou pis une sandwich au balonay comme pique-nique dans notre cabane, les enfants seront aux anges ! J’ai envie créer avec eux des souvenirs des bons moments passés ensemble, en famille, à jouer, à se chatouiller, à rire. Et à partir de maintenant, ce ne sont plus des besoins que j’ai envie de me créer, ce sont des souvenirs ! Vous embarquez avec moi ?!

Moi ? Stressée ?!

Imaginez-vous un petit hamster qui a bu une canette de boisson énergisante et 3 cafés : il existe ce hamster ! Il est dans ma tête à chaque seconde de ma vie ! Allô la perfectionniste ! J’ai toujours eu un petit côté stressé dans ma vie : le stress des examens d’école, le stress de ne pas avoir d’amis à la rentrée scolaire, le stress de choisir mon métier, le stress de faire les bons choix. Pour moi, c’étaient des stress normaux. Des stress de personne qui n’a pas tant de raison de stresser. On s’entend : ma vie va bien. Je n’ai pas été touchée par de gros drames, par de gros événements de vie. Je me compte choyée et reconnaissante d’avoir un parcours de vie aussi heureux. Heureux ne veut pas dire calme. Demandez-moi donc si c’est stressant être une mère…

Parlant de moments heureux, en voilà un, ou plutôt 3 : la naissance de mes enfants. Oh que oui : mes débuts dans la grande épopée de la maternité. Quel beau rôle ! C’est le plus beau rôle que j’ai parmi tous mes chapeaux de conjointe, amie et travailleuse.

OH-QUE-OUI ! Je stress du début du matin, à la fin de ma journée, en passant par la nuit! Qui a dit qu’une mère était capable de dormir ?! Une mère, ça pense à tout, tout le temps, pour tout le monde. Une mère, ça pense à ses enfants à chaque seconde. Une mère, ça prévoit tout, ça analyse tout, ça stress pour tout. POINT.

Ça fait que la journée commence, je tente de déjeuner entre le bébé qui veut être dans mes bras, mon grand qui veut jouer avec moi. Je commence à prévoir le planning de la journée pour que tout le monde ait ses besoins comblés tout en étant efficace dans mon interminable liste de choses à faire. Bonjour Monsieur le Stress ! Est-ce que mon grand sera assez stimulé, est-ce que je le néglige ? Ah zut ! J’ai oublié que je dois absolument faire mon appel hyper important pendant la sieste. Et j’ai 12 paniers de vêtements à plier. Sans compter mon souper à faire. Et si je n’étais pas assez pédagogue pour mon fils de 3 ans ? Il ne va pas à la garderie : il a besoin de stimulations, d’activités pour sa motricité fine, de sortir dehors à tous les jours pour découvrir la nature. Et mon bébé : il a besoin de stimulations pour commencer à marcher à quatre pattes ou pour apprendre à parler.

Entre mon matin pendant lequel je cours d’un bord et de l’autre, à essayer de faire mes tâches, jouer avec mes enfants, finir de faire couler mon café et mon après-midi pendant lequel je cherche à rentabiliser chaque seconde de la sieste de mes garçons, ma fille revient de l’école et j’arrive finalement au moment du rush du souper. Chéri arrive, je lui garoche une liste de choses à faire MAINTENANT. On rock la routine, on couche les enfants et je m’assois : c’est l’heure du bilan. Est-ce que j’ai fait tout ce que je voulais faire ? Est-ce que je suis satisfaite de mon efficacité ? Est-ce que j’ai été à la hauteur ? C’est ensuite l’heure de la planification du lendemain : les lunchs, les choses à faire absolument, le souper, les rendez-vous. Et la grande finale : on va se coucher, en espérant que ma liste de choses à faire ne me fera pas faire d’insomnie, tout en sachant pertinemment que ma journée de demain sera tout aussi remplie !

Moi, je crois pertinemment en la Vie. Il y en a qui appellent ça Dieu, d’autre le karma. Peu importe, l’essentiel reste le même. Je crois que la Vie, ça nous met dans des situations que nous sommes capable de gérer, même si parfois ça nous semble impossible. Et je crois en plus, que lorsque ça arrive, ça arrive pour une raison : pour nous permettre de passer par-dessus une difficulté et en sortir plus grandi, avec un outil de plus dans notre petit coffre de compétences de vie. Cela étant dit, quand je suis dans cette dite situation, les 2 pieds dedans, bien enfoncée dans une situation difficile, ce n’est pas nécessairement ce que je me dis sur le coup. C’est bin facile à dire mais pas tant à faire comme ils disent.

Comme je l’ai dit plus tôt, ma vie est somme toute assez simple, sans grande complication. Jusqu’au merveilleux (#not) jour où notre bébé a commencé à vomir en jet, à devenir tout blanc et mou après avoir mangé un pancake. On se précipite à l’hôpital, le verdict tombe : allergie aux œufs pour notre bébé de 8 mois.

Sur le coup, j’étais plutôt en mode adrénaline : on réagit, on fait ce qu’on doit faire pour la sécurité de notre bébé, on change nos habitudes alimentaires, on parle aux enfants et à la famille. On est en mode proactif : on prend la situation en main ! Mais avec les journées et les semaines qui passent, je réalise que ce n’est que le début, que la situation pourrait s’empirer s’il est en contact avec des œufs à d’autre reprise. Je réalise que la menace est partout : il y a des œufs, partout, dans presque tout même. Et pour le commun des mortels, le réflexe de reconnaitre les diaboliques œufs dans une salade césar ou même dans la mayonnaise, ce n’est pas si évident. Adieu les sorties familiales au restaurant, un accident est si vite arrivé ! Et les repas chez les amis avec d’autres enfants, et si un autre enfant donnait un morceau de sandwich avec de la mayo à notre enfant sans le savoir. Et si notre bébé allait sous la table de la cuisine et trouvait un morceau du restant d’omelette du dîner de mon grand. Et l’épipen, je n’ai pas envie de m’en servir : c’est un traumatisme assuré pour moi et les enfants !

Revenons à mon petit hamster du début, maintenant il roule à 800km/h, c’est maintenant le moment idéal pour me rappeler que j’ai des factures à payer, un papier d’école pour ma grande à remplir et l’épicerie à faire ! On a le don, nous les stressés, de trop penser à tout et de finir avec une montagne de choses stressante qui nous submerge d’un coup, souvent pas au bon moment !

STOP !!! Prend du recul la mère et prend 1 minute pour regarder la situation de face : ton bébé a une allergie alimentaire, le reste ce n’est pas important tant que ça finalement. Laisse-toi une chance, lâche prise ! Tu vas y arriver, tu n’es pas seule : tu as ton chum, ta famille, tes amis qui seront là pour veiller à la sécurité de ton bébé. Et fais confiance à ton instinct, tu seras capable de gérer n’importe quelle situation qui pourra arriver si la sécurité de ton enfant est en jeu. Sors de ta tête, profites du moment présent et cache ta liste de choses qui ne sont pas urgentes. L’important, c’est de profiter des moments précieux que tu vis avec ceux que tu aimes. La Vie, c’est une grande route parsemée d’événements heureux et stressants qui se chevauchent, mais ton stress, c’est toi qui te l’imposes la plupart du temps. Tu veux être efficace pour gagner du temps et tu utilises le temps que tu as gagné pour en faire encore plus! C’est une roue qui tourne et elle tournera sans cesse si tu ne prends pas le temps de l’arrêter une fois de temps en temps. Parce que peut importe tout ce qui te stress, il y a des choses encore plus importantes qui t’attendent juste devant toi : tes enfants !

Hommage aux chauffeurs(es) d’autobus scolaire

Si vous l’ignorez, j’en vis des vertes et des pas mûres quand on parle des autobus scolaires. En début d’année, notre chauffeuse du matin pour mon petit de maternelle a fait installé une rampe pour l’aider à monter les hautes marches du bus. Il y avait une rampe à gauche, mais notre coco n’a pas de main gauche, donc sans même nous consulter, elle a fait installer cette rampe à droite pour l’aider. J’ai été tellement émue de ce geste-là! D’un autre côté, le chauffeur du soir laissait un plus vieux lui faire du mal sans rien faire. Je ne passerai pas de temps sur ce cas, je pense seulement qu’il n’est pas dans la bonne branche, et surtout… qu’on ne partage pas les mêmes valeurs.

Ce texte-là, je l’écris parce que je vis une peine d’amour! Notre chauffeuse du matin, Nancy, a pris un chemin différent. J’imagine qu’il était avantageux, je ne lui en veux pas du tout! Mais j’ai envie de lui écrire ceci, et peut-être même auriez-vous envie de dire pareil à vos chauffeurs d’autobus scolaire.

Quand nos enfants utilisent le transport scolaire, on vous donne, au même titre qu’au professeur, notre confiance pour bien veiller sur nos petits. Et notre chauffeuse le faisait magnifiquement bien. Elle appelait mes enfants par leur nom quand elle venait les chercher, et jamais elle ne se trompait de nom. « BONJOUR BENJAMIN!!! » Qu’elle disait avec son sourire du matin. Qui sourit à se point le matin, moi qui me lève généralement un peu bougonne, jamais je ne l’ai vu avec un air bête. Benjamin entrait toujours avec le sourire, et avant lui, Élliott aussi.

Toujours accueillante et douce pour les enfants, je ne l’ai jamais vu en colère, et elle attendait toujours que mon fils soit bien assis avant de partir. Quand j’avais des questions sur des situations dans d’autres autobus elle prenait le temps de me répondre en toute sincérité. Je n’avais tellement aucune crainte… mon fils était entre bonne main!

Imaginez-vous donc que la semaine dernière, elle nous a même laissé un sac de vêtements pour garçon. On avait développé un beau lien! Quand j’ai vu qu’elle n’était pas là, que quelqu’un d’autre avait pris sa place je me suis dit qu’elle était peut-être malade? Ça arrive! Mais une deuxième journée a suivi et j’ai questionné le chauffeur qui m’a confirmé qu’elle avait signé pour un autre chemin. J’ai été tellement triste!

Mais j’encourage les parents qui la croiseront le matin d’être reconnaissants. C’est pas un travail facile, je ne le ferais certainement pas, ça prend beaucoup de patience et ce n’est pas donné à tout le monde. Si vous avez d’excellent(e) chauffeur(e), dites-leur! Merci de prendre soin de nos enfants, merci de les accueillir en les faisant se sentir important. Merci de veiller sur eux jusqu’à l’école à tous les jours! Merci de vous dévouer pour votre métier!

Et merci… de changer de métier quand ça ne vous convient plus. Merci de ne pas crier sans arrêt sur les élèves ce qui ne fera qu’empirer la situation. Merci de constater que si vous ne pouvez gérer votre autobus à l’année longue c’est que vous n’avez peut-être pas ce qu’il faut pour ce métier et ça ne vous enlève rien si vous faites cette constatation.

Bref, merci aux chauffeurs(es) d’autobus scolaire qui se dévouent à tous les jours à cette tâche qui n’est pas faite pour tout l’monde. Nos enfants vous en sont reconnaissants et les parents aussi!

Si vous deviez noter vos chauffeurs, quelle note leur donneriez vous sur 10?! (Nancy aurait assurément un 10!!!)

Et si c’était égoïste d’avoir des enfants ?

Une belle musique acoustique joue dans la cuisine, je prépare les repas de la semaine un verre de vin à la main. J’entends mon chum courir après mon fils pour le chatouiller, le bébé rit des grimaces de sa grande sœur. Tout le monde est heureux, tout le monde semble avoir trouvé son équilibre après les derniers mois qui ont été plutôt olé olé avec l’arrivée de notre 3e enfant. On recommence à vivre et non pas à survivre nos journées. On s’amuse, on fait des activités en famille, on se trouve des moments individuels avec chaque enfant, on se trouve des moments de couple, des moments avec les amis. La vie est belle, le temps est bon. On se croirait dans un vidéoclip d’une bonne chanson sur le bonheur. N’est-ce pas beau tout ça ?

Dire qu’il n’y a pas si longtemps, toutes les activités quotidiennes en famille étaient très difficiles, par manque de motivation, d’énergie et de sommeil.

Dire qu’il n’y a pas si longtemps, moi et chéri n’étions pas capable de trouver du temps pour nous, parce qu’il y avait toujours un enfant qui ne dormait pas, un imprévu, du sommeil à rattraper ou une pile de 3 jours de vaisselle à faire.

Dire qu’il n’y a pas si longtemps (lire ici 1 semaine…), nous avions des nuits très entrecoupées par un beau (et très éveillé) bébé qui avait soudainement plein de besoins à combler.

Tout ça, c’est très récent ! À peine 1 semaine que nous dormons nos nuits complètes depuis février dernier ! À peine quelques mois que nous avons retrouvé un équilibre relativement normal. Et si on ajoute à ça ma grossesse qui m’a légèrement (beaucoup) ralentie, on remonte à juin 2018 les dernières fois où nous avions une aussi belle harmonie familiale. Les enfants ont vécu mes changements d’humeurs, mes impatiences, mes journées pendant lesquelles j’étais couchée sur le divan à attendre d’accoucher, mes journées difficiles à l’arrivée de bébé. Mon chum a vécu intensément mes hormones, ma libido aussi existante que celle d’une roche sur la planète Mars, mes craving de Caramilk la nuit et de Pringle le matin, mes douleurs, mon épuisement, ma frustration d’être « pognée » dans mon corps …

Quand j’y repense, je me rappelle à quel point je n’aime pas tant ça être enceinte finalement! Même que je dirais que j’haïs ça encore plus à chaque grossesse ! Je ne considère pas avoir eu des grossesses terribles si je me compare à beaucoup d’autres, mais je déteste le sentiment de ne pas contrôler mes humeurs, d’être incapable d’être aussi efficace, d’avoir mal partout. Mais… Il y a un mais…

« En veux-tu un autre… ???? »

Ehhhh boboye… !! C’est là que le fun commence ….!

« Je ne sais pas… on verra ! »

Mais on verra quoi la mère ?! Voici un aperçu de ce qui se passe dans ma tête à CHAQUE FOIS qu’une personne me pose la FAMEUSE question! Notons ici que la question, je me la fais demandé au moins 42 fois par jours, autant par les collègues du bureau que par la famille, en passant par la madame à l’épicerie quand j’emballe ma commande d’épicerie dans mes 18 sacs.

Mon cerveau me cri d’arrêter ça tout de suite ! Voyons-toi ! As-tu vraiment envie d’avoir mal partout, de ne plus manger parce que tu as trop mal au cœur, d’avoir une bédaine grosse comme la planète Jupiter (qui est la plus grosse planète en passant!) ? Je t’en supplie, arrête-moi ça tout de suite ! Chéri commence à peine à se remettre de tes sautes d’humeurs, les enfants peuvent jouer avec leur maman en forme et reposée (moins zombie, disons le ainsi !), bébé dort la nuit et tu viens à peine d’arrêter de faire pipi dans tes bobettes quand tu éternue ! Pense à toi la mère, pense à l’équilibre que tu as en ce moment! Pense à ton budget, c’est cher élever des enfants ! Pense à ta maison : il n’y a que 3 chambres, faut leur trouver de la place à ces enfants-là. Pense à ton pauvre corps qui trouve ça difficile porter un enfant pendant 9 mois. Pense à ton hémorragie post-accouchement : tes enfants ont besoin de leur mère. Faudrait pas risquer des complications après ton accouchement. Et si jamais il arrive un accident et que tes enfants sont orphelins, qui va s’en occuper de tes 4 enfants ? Les familles nombreuses, ça prend de la place quand ça débarque chez la visite ! Pis t’as rien vu encore la mère : ces enfants là vont devenir adolescents, le fun que tu vas avoir à gérer 4 ados en même temps ! Et que dire des microbes : une gastro pour 4 enfants en même temps, aller à la clinique médicale pendant 1 mois parce qu’ils sont malades chacun leur tour pendant 1 semaine…

Arrrrrgggggghhhhhh !!!

Pis y’a l’autre ptite voix qui me chuchote : oui j’en veux un autre ! Pourquoi ? Euh…. Parce que MOI, j’en veux un autre ! Aucun autre argument valable sauf le fait que j’ai envie d’ajouter un membre à notre famille pour lui offrir tout mon amour.

Tsé… vivre MOI-MÊME tous les inconforts de la grossesse et du post-accouchement,je m’en fiche pas mal ! Je n’aime pas être enceinte mais rendu là, avoir des enfants, c’est un don de soi. Quelle mère ne se fait pas passer à la toute fin de ses priorités après ses enfants ? Mais faire vivre À MES ENFANTS tous les contrecoups de cette difficile étape ? Chéri est d’accord d’avoir un autre bébé si j’en veux un autre. Il n’y tient pas mordicus non plus donc si la famille est terminée à mes yeux, il est d’accord avec mon choix également.

Sachant que mon choix d’avoir ou pas un autre bébé viendra ASSURÉMENT ébranler l’équilibre de mes enfants et de chéri, est-ce que je suis égoïste de vouloir quand même un autre bébé ? Je n’ai aucun autre argument sauf mon horloge qui fait Tic Tac … le poids de ma raison qui cri non avec tous ses arguments pèse pesant dans la balance comparée à ma petite voix qui me chuchote oui avec pas d’arguments!

Mais être une maman, c’est déjà de se donner à 1000% à ses enfants, corps et âme littéralement. Être maman, c’est un don de soi, c’est tout le contraire de l’égoïsme.

Et si ce don de soi devenait égoïste ? Vouloir un autre enfant, c’est me faire passer en premier, faire vivre à mes enfants un déséquilibre par ma faute, à cause de mon besoin d’avoir un autre bébé ?

La vie de parents, c’est tellement contradictoire parfois ! On vit des moments magiques, on vit des moments difficiles la seconde d’après. Nos colères et frustrations sont 1000 fois pires que l’imaginable, mais nos bonheurs sont au-delà de tout ce qu’on espérait. Et que dire de l’inquiétude parentale qui nous ronge et qui pèse pesant sur nos épaules! Est-ce que je veux un autre bébé ? « Peut-être que non… » Mais le « peut-être que oui », si petit soit-il, me donne envie de me lancer à pieds joints dans l’aventure du nouveau bébé encore une fois ! Est-ce que je suis égoïste pour autant ?! Peut-être que oui, peut-être que non !

Cette question restera sans réponse pour le moment. Est-ce que c’est aussi difficile à répondre à cette question pour vous aussi ?

Homicide de deux enfants de 5 et 7 ans, ce qu’on devrait dire à la maman…

À toi la maman éplorée.

J’ai juste envie de te faire un méga câlin rempli de compassion.

J’ai aussi envie de te dire de fermer les yeux et de te boucher les oreilles sur toutes les mauvaises langues qui pourraient avoir une fameuse théorie sur ce qui s’est passée.

Je veux aussi que tu saches que tu n’y es pour rien.

Je veux surtout te dire de ne pas te sentir responsable.

Le choix de cet homme repose sur ses épaules et seulement les siennes. La perte immense qu’il t’impose est déjà assez lourde, sans en plus s’encombrer de remords. La vie nous amène souvent son lot de situation inexplicable.

Là elle a frappé fort, trop fort.

Aucune maman ne mérite un tel assaut. En fait aucun parent. Aucun parent ne devrait être capable d’expliquer ce que la perte de ses enfants peut infliger, surtout dans ces circonstances. Je suis atterrée et vraiment triste de cette situation. Sans mot à l’égard du geste posé. Cette incompréhension remplie de haine.

Mais où était passé l’amour de ce père pour ses enfants à cet instant précis? Jamais je ne comprendrais les gens telle Cathy Gauthier, Guy Turcotte, lui, Jonathan Pomares, et ces cas empreints de détresse et de rage. Ces enfants si innocents ayant la vie devant eux.

Comment un père ou une mère peut arriver si égoïstement au constat que la seule solution possible à leurs états d’âme est le meurtre de la chair de sa chair?

Je n’ose pas imaginer la peine de cette maman ce matin.

Vous réseaux sociaux, laissez de côté les « je pense que ». Sortons notre compassion, notre côté humain et envoyons de l’amour et du courage à cette femme qui, la nuit passée, a tout perdu par la décision d’un homme si égoïste.

Dans la société d’aujourd’hui, les maladies mentales, les détresses psychologiques sont encore trop taboues! Vous qui lisez ce texte, vous parents, vous professionnels quelconque, vous avez le droit de baisser les bras, de dire que vous en avez assez, que c’est trop pour vous. C’est correct, c’est humain! Vous avez surtout le droit de demander de l’aide. L’erreur est plutôt de rester dans sa tête seule à ruminer votre malheur.

S’il vous plaît, allez aux ressources, parlez à votre famille lorsque ça ne va pas. Comme beaucoup de campagne le disent si souvent, le suicide est une solution définitive à un problème temporaire. La vie est belle, la vie vaut la peine d’être vécu chacun a droit au bonheur.

Cherchez de l’aide et trouvez le vôtre.

Plein de courage et d’amour à vous cher dame.

Toute l’équipe de Famille Extra-large vous envoie de sincères condoléances.

#1866-APPELLE

Marie-Ève