T’es pas game

Moi, dans la vie, je ne suis pas très téméraire. Je dirais même de nature un peu peureuse. Que ce soit pour prendre des risques, prendre une décision incertaine ou même faire des manèges.

Vous voyez le genre?

Je ne compte plus les fois où mon conjoint m’a poussée ou plutôt m’a encouragée à me lancer. Une chance qu’il est là pour moi et sait souvent exactement où mettre la pression afin que je n’aie aucun regret.

Prendre des risques et tenter de nouvelles expériences peut être amusant et enrichissant. Mais pour ma part, c’est difficile.

Il y a pourtant un aspect de ma vie où j’ai plongé tête première, sans me poser de questions, sans réfléchir.

La maternité!

Rien n’aurait pu bloquer ce rêve que je caressais depuis fort longtemps.

C’est d’ailleurs aussi l’un des côtés de la vie qui m’apporte le plus de stress. C’est aussi le sujet où nous sommes deux peureux dans la vie tant moi que mon conjoint; les enfants.

Nous voulons tellement leur bien, leur éviter toute source d’interférence, de danger ou même de conflit.

Nous ne sommes pas dupe, nous savons qu’il est impossible de mettre nos rejetons dans du papier bulle et de tout leur éviter. Nous savons aussi qu’il est important de les laisser se brûler comme on dit afin qu’ils puissent apprendrent de leurs erreurs.

Mais comment décider quoi laisser aller et quoi bloquer?

Ce n’est pas chose facile pour un parent de laisser aller, de savoir que nos « minimoi » vont se planter, mais que ça fait partie de la vie.

C’est un travail de tous les jours de ne pas transposer l’anxiété parentale à nos amours.

Au fil des années, nous avons refusé quelques sorties scolaires et quelques sorties entre amis que l’on jugeait risquées.

Au départ, je crois que beaucoup de gens, dont les parents de leurs amis et certains membres du personnel scolaire, ont pu nous juger.

Mais honnêtement, ça ne nous atteint pas, puisque au moment de prendre la décision, c’est ce que nous pensions être la seule issue possible.

Nous croyons faire de notre mieux chaque jour et c’est ce qui compte pour nous.

De plus, les gens apprennent à nous connaître un peu plus. Ils comprennent que ce n’est pas personnel ou encore un manque de confiance en eux. Mais plutôt un manque de confiance en la vie point. Cette vie qui va si vite et parfois nous met des épreuves dures à comprendre.

Je pense que malgré leur jeune âge, nos enfants comprennent que nous les protégeons. Possiblement parfois à tort, mais toujours en se disant qu’un jour ils comprendront et qu’à ce moment c’était la meilleure décision.

Ceci dit, je ne pense pas brimer mes enfants. Habituellement, même s’ils manquent une sortie, nous rendons la journée à la maison plus spéciale qu’un simple congé.

Maintenant que trois d’entre eux vieillissent, ils ont l’occasion de nous mettre en confiance, de nous convaincre qu’ils sont prêts à voguer en ce sens.

C’est donc avec de belles discussions familiales et remplies de bon sens que nous finissons par se rendre à l’évidence que l’un ou l’autre est prêt à vivre une expérience « X ».

C’est aussi en discutant avec eux que nous comprenons que malgré le jugement de « Pierre, Jean, Jacques », nos enfants ont compris le pourquoi de nos décisions et ne nous en veulent pas.

Je crois aussi que de par ces dialogues mes enfants me font comprendre que nous réussissons malgré tout à ne pas leur transposer notre anxiété face à eux.

Nous tentons à chaque lever de soleil, de ne pas les bloquer dans leur évolution, de les laisser apprendre et expérimenter. De les laisser prendre des décisions; bonnes ou mauvaises.

Mais WOW! Quel travail ardu que de calmer nos petites voix intérieures.

Mais avec du recul, je ne regrette en rien mes choix passés qui font qu’aujourd’hui j’ai une plus grande confiance en mes enfants qui me font comprendre qu’ils sont près d’eux-mêmes à affronter certaines situations de la vie.

Chaque journée, je ne souhaite que du bon à mes amours. Je serai toujours là pour les aider à réfléchir à faire leurs choix, là pour applaudir aux bons coups, mais aussi là pour les relever d’un mauvais choix. Je serai en premier plan pour les faire cheminer et apprendre de ceux-ci. Telle une lionne, je serai toujours là pour les guetter.

Contrôler ses émotions… pas plus faciles parce qu’on est adulte!

Vous? Facile ou pas?

Marie-Ève

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